samedi 29 décembre 2012

vendredi 14 décembre 2012

Climat(s)

Papier du Laos (27x35) . Pigments , encre.


Le mari de la marchande surpris et amusé de voir un "thay" (étranger) lui parler en vietnamien, le sourire d'une jeune femme qu'on aide, le "hello" de la voisine ... La vie! Soleil ... Ce matin, il peut pleuvoir... Je m'en fous !

jeudi 13 décembre 2012

Laisser faire

Papier du Laos ( 27x27) , pigments , encre .

Papiers

Papier du Laos ( 21x 27) . Brou de noix, indigo, encre de Chine

                             

lundi 19 novembre 2012

Seuls demeurent les nuages ...



encre et brou de noix sur papier artisanal du Laos ( 27 X 34 ) 


L'automne s'en va coule le temps
     Seuls demeurent
       Les nuages. 
                               ( SÔSEKI)

jeudi 15 novembre 2012

mercredi 14 novembre 2012

Ne rien faire ...


Encre sur papier du Laos ( 27x27)

Revendiquer le droit à la paresse. Le droit à rêver.

samedi 10 novembre 2012

mardi 6 novembre 2012

Les herbes

 encre (30x40)
encre (30x40)


Je regarde les herbes qui ont envahi la rizière
Un couple de buffles y paisse
Les blanches aigrettes sur leur dos

Je regarde les brins de mousse sur les murs humides de la ville
L'herbe sauvage s’immisce entre les briques centenaires des tours cham à My Son

Je me souviens de l'herbe odorante des garrigues brûlées de soleil

Je rêve aux herbes folles de Tchevengour que nous ne verrons jamais .

( Hoi An, 6 novembre 2012 ) 

dimanche 4 novembre 2012

Détournement

 encre ( 35 x 50 )
encre (35 x 50 )

Pourquoi peindre sinon pour se détourner ....

dimanche 28 octobre 2012

Rencontres matinales



Dimanche 28 octobre 2012, 5h du matin.
Comme chaque matin, c’est le son criard du haut-parleur local qui me réveille ou plutôt me tire complètement et définitivement du demi-sommeil où je suis. Il ne pleut pas. On le sait facilement en tendant un peu l’oreille. Les jours de pluie comme les deux jours précédents, le bruit de l’eau dégoulinant des toits nous signale qu’il est inutile d’espérer une éclaircie. Ce matin, assuré qu’il ne pleuvra pas, il n’est pas encore la demie de 5 heures,  je suis sur la petite route où j’ai l’habitude de courir. Le jour se lève. A l’horizon, les nuages violet indigo, gris de Payne traînent dans un ciel de cuivre rouge. La chaussée est encore  bien mouillée par les pluies de la veille et je dois zigzaguer entre des flaques. Dans les rizières inondées, les chaumes laissés après la récolte dessinent de fins liserés sombres.Une troupe caquetante de canards s'y précipite avec envie poussée par la longue perche de bambou au bout de laquelle la gardienne à accroché un sac en plastique. Les quelques femmes que je croise régulièrement à hauteur de l’école du village me saluent d’un sourire indiquant qu’elles aussi ont été privées de leur promenade matinale. Je descends la route direction le hameau numéro 7  vers la mangrove de palmiers nypa. Sur sa mobylette chargée de paniers et de bassines, la marchande de crevettes part au marché. Une femme réchauffe sur un trépied la soupe que ses habituels clients vont venir prendre au petit-déjeuner. Des hommes rejoignent leurs amis pour partager le premier café, les premières cigarettes et la première partie de cartes. Ces cafés n’ont rien des cafés tels qu’on en voit dans les pays occidentaux ou dans les grandes villes. Il s’agit d’une maison d’habitation devant laquelle on a monté une charpente de tubes métalliques recouverte de tôles, quelques tables et tabourets en plastique pour mobilier. Lorsque j’arrive sur la digue en béton qui traverse la mangrove de palmiers d’eau, le soleil se montre déjà à travers les nuages bleus céruléens dans un ciel rose orangé. Trois vieilles femmes accroupies se détournent un instant de leur bavardage pour répondre à mon «  Chao bà » (Bonjour mesdames) étonnées que je les salue en vietnamien. C’est par un « hello » que me salue plus loin un petit garçon ! Rencontres habituelles avec la marchande de lait de soja et celle qui porte sur l’épaule sa palanche chargée de liserons d’eau. Le marchand de pain sur son vélo, bleu de travail et casque blanc de chantier, annonce son passage « banh my day » (du pain ici). Un couple de voisins attache les vrilles de haricots sur un treillis de bambous. Ils sont tous deux bien que très âgés restés d’une souplesse étonnante. Lorsque j’ai terminé ma boucle pour revenir à la maison, chaque chose est baignée d’une lumière jaune impalpable. Brève éclaircie néanmoins car bientôt une fine pluie vient nous rappeler que nous sommes bien en saison humide.