samedi 1 novembre 2014

Quand ça démange faut gratter

acrylique sur toile 60x90

Et bien oui ... Parfois on déserte un peu l'atelier ... Un voyage ... d'autres tâches ... Un voile de poussière risque vite de couvrir la table de travail . Les pinceaux sèchent, s'ennuient ... et s’emmêlent. Alors ça démange et on s'en mêle ... et ça gratte dans tous les sens et ça soulage ( pas Soulages) ... Moment de jouissance pure et simple .

samedi 18 octobre 2014

jeudi 10 juillet 2014

Une main sur mon épaule

acrylique sur toile (90x120)



Je n’ai jamais senti la main de mon grand-père se poser sur mon épaule.
Seul, un soir attablé dans un petit restaurant populaire de Huế. A la table voisine, une famille. Le père, grand, des lunettes à grosse monture, dégarni, la quarantaine, allure « profession intellectuelle » … docteur, professeur … La mère, charmante et discrète femme vietnamienne, des gestes gracieux, attentive à sa fille, la benjamine de la famille.
Des deux autres enfants, deux garçons, je me souviens seulement de l’aîné. Un bel adolescent, 16 ou 17 ans. J’imagine. Il vient de terminer sa scolarité au lycée et a réussi le concours d’entrée à la prestigieuse faculté de médecine de  Huế. C’est pour lui ce repas. On a invité les grands-parents. Le grand-père est assis à côté du lauréat, il le couve d’un regard fier. Sa main vient plusieurs fois se poser tendrement sur l’épaule du petit-fils qui gourmand engloutit un bol de bún bò Huế.
Jean Cabane, mon grand-père, est né le 14 septembre 1880. Il est mort le 22 septembre 1932. 

Hoi An, 10 juillet 2014

mardi 3 juin 2014

Lettres de la mousson (Préface)


Monotype (30x40) 

Préface des "Lettres de la mousson" 

 Les "lettres de la mousson" est un roman épistolaire, une succession de lettres s'étalant sur le temps d'un siècle et peut-être plus... Chaque missive est une fenêtre sur vie, un éclat de mémoire. Les destinées qui s'y croisent, qui s’effleurent, qui se touchent, qui parfois se cognent, s'enchevêtrent souvent, nouées par les liens d'amour et de sang.

Ces lettres se veulent être dans l’atome des sentiments de personnes confrontés à des moments violents de l’histoire du Vietnam. Ce roman prend sa source dans la tragédie inhérente à tout pays en guerre. Et au fil des lettres, toutes les pièces de ce puzzle multidimensionnel s'ordonneront sous les yeux du lecteur. Le Vietnam a été déchiré par plus de quatre-vingts années de guerre, c'est cet espace-temps qu'occupe l'intégralité de ce recueil. Le cheminement de cette correspondance est parfois chaotique, avec ses lenteurs, ses accélérations et ses palpitations.

La première lettre est écrite dans les tranchées de Verdun en 1915 et la dernière lettre ne sera écrite que lorsque, lui, le lecteur, parviendra jusqu'à elle, car seule sa lecture conditionnera son existence.C'est un témoignage qui par le biais de la fiction, tente d'exorciser l'histoire douloureuse de ce pays à travers le destin d'une famille.

Nous pensons que tous les déplacés, les réfugiés, les exilés de la terre se verront à un moment donné dans ce livre, non pas pour se remémorer un cauchemar, mais plus pour s’affranchir de leur souffrance.Si le ton de cette polyphonie oscille entre révolte et renoncement, souffrance et plénitude, elle chante néanmoins un magnifique hymne à l'espoir pour l'Homme.


KHOA PHAM . 

Vous pouvez retrouver la totalité du roman en suivant ce lien : http://lettresdelamousson.blogspot.com/p/preface.html

lundi 26 mai 2014

Lettres de la mousson (10)

Monotype (30x40)

Lettres de la mousson (9)

Monotype (30x40)

Lettres de la mousson (8)

Monotype (30x40)

Lettres de la mousson (7)

Monotype (30x40)

Lettres de la mousson (6)

Monotype (30x40)

Lettres de la mousson (5)

Monotype (30x40)

Lettres de la mousson (4)

Monotype (30x40)

Lettres de la mousson(3)

Monotype (30x40)

Lettres de la mousson (2)

monotype (30x40)

Lettres de la mousson (1)

monotype (30x40)