vendredi 31 juillet 2009

Autres latitudes .

" Autres habitudes
autres latitudes
même l'impossible pourrait arriver
il faut juste un peu de temp
arrête toi un instant
la neige pourrait cesser ..."
(Gianmaria Testa )

encre de chine et pigments sur papier "do" ( 60 x 60 )

vendredi 24 juillet 2009

Il me parlait des herbes ...

Il me parlait des herbes
et des rides de l'eau
J'ai voulu aller voir là bas .
24/07/09

encre de Chine et pigments, craie grasse , sur papier "do" du Vietnam ( 42 x 65 ) .

mercredi 22 juillet 2009

"Dans le bruit de la mer "

" Devant l'océan
sous la falaise
sur la paroi de granit
ces mains
ouvertes
Bleues
et noires
Du bleu de l'eau
Du noir de la nuit
L'homme est venu seul dans la grotte
face à l'océan
Toutes les mains ont la même taille
il était seul
L'homme seul dans la grotte a regardé
dans le bruit
dans le bruit de la mer
l'immensité des choses
Et il a crié . "
Marguerite DURAS

samedi 18 juillet 2009

Sông THU BON


"Par instant se confondant
L'eau avec le ciel
Même le fleuve ne sait où aller ."

pigments , encre de Chine sur papier "do" du Vietnam

vendredi 17 juillet 2009

Assis en tailleur

" Assis en tailleur
Inondés de bleu
Juste à écouter la mer ."

Pigments,encre de Chine sur papier "do" du Vietnam ( 42 x 65 )

Puis après ...



" Puis après ce fut
L'espace bleu d'un silence
Un ruissellement ."

Pigments et encre de Chine , craie ,sur papier "do" du Vietnam ( 42 x 65 )

samedi 11 juillet 2009

We dont need


vendredi 10 juillet 2009

mardi 7 juillet 2009

Les jours qui passent


Jours de pluie, saison sèche,

Tuiles moussues, murs délavés,

Dans quelle ruelle mon ami s’est-il perdu ?



Les jours qui passent ne nous appartiennent plus.

En nous, ils ont laissé l’empreinte de leur passage.

Epave délavée par les vagues, coquillage ou morceau de bois, échouée sur la plage. Cette pierre baignée d’une douce lumière .Une montagne, un ravin, les rives d’un cours d’eau .Une mare avec des lotus .Une silhouette aperçue furtivement. L’émerveillement d’un coucher de soleil.. Je cherche à saisir ces instants, en fixer l’image .Pour me souvenir.

Le temps est indissociable de l’acte de peindre.


Doublement.

L’instant qui s’écoule au moment même de la création comme une parenthèse dans ce temps plus indéfini où nous évoluons.


Je peints parce qu’en moi se sont stratifiées des émotions dont je n’ai plus le souvenir. Des gestes se sont cristallisés comme autant d’automatismes .Une façon d’être, une manière de ressentir les choses constitutives de ce que je suis.

J’ai peint. Il m’arrive de ne plus me reconnaître tout à fait dans ce que j’ai peint .Ce qui a pu un moment me sembler correspondre à ce que je voulais dire peut me paraître à posteriori fade ou insuffisant .Imparfait .Le doute est aussi inhérent à l’acte de création.Mes peintures, au moment où je les regarde, sont devenues autres .Je ne porte plus sur elles tout à fait le même regard qu’au moment où je les ai peintes. D’où la nécessité de peindre car renoncer équivaudrait à renoncer à la vie.


mercredi 1 juillet 2009

L'ombre et le signe


La main ou l'ombre
Le corps ou l'esprit
Le corps habité par l'esprit
Le pinceau et l'encre
Unis
Sur le papier
Un signe.


(peintre-calligraphe vietnamien, encre de Chine )