samedi 15 janvier 2011
Chronique d'une rizière (suite).
Cinq femmes. Aujourd'hui, elles sont cinq à travailler dans la rizière.Il faut éclaircir les jeunes pousses .Le travail presse.En cette saison,le temps est incertain et il convient de profiter des journées sans pluie.Bientôt le Tet et tout s'arrètera pour accueillir une nouvelle année . Elles travaillent. Ce qui ne les empèche pas de bavarder.De quoi ? Des mariages. Il y en a eu beaucoup ces derniers jours.Certainement des dates fastes pour célébrer l'union d'un jeune couple.La discution est animée,entrecoupée de rires....
Un signe d'amitié pour les saluer .Je vais peindre.
mardi 11 janvier 2011
Chronique d'une rizière ( Trois femmes plus une )
( encre de Chine, brou de noix et pigments sur papier "do" . 60 x 105 )
mercredi 5 janvier 2011
Le travail de la terre .
Série " Le travail de la terre" .
encre de Chine, brou de noix, pigments ( indigo, ceruléum,terre d'Ombre ) , craies graphite et crayons de couleurs .
Papier "do " ( Viet Nam ) : 60 x 105 .
Janvier 2011 .
dimanche 2 janvier 2011
Chronique d'une rizière (suite) . Semailles .
Ces jours-ci ,une activité humaine intense règne sur la rizière . On sème . Et comme par enchantement un fin tapis vert tendre recouvre peu à peu la campagne.
Dans quelques jours, on fêtera l'arrivée du Tet . Il conviendra alors de se retrouver en famille et avec les amis .On pourra prendre le temps pour ça .Alors, seul le soleil travaillera !
mardi 28 décembre 2010
Chronique d'une rizière (suite)
Insouciance que ne partage pas le paysan averti qu'il est d'avoir semé à temps pour que sa rizière soit parée d'un bel habit vert tendre lorsqu'arrivera le Têt.Depuis quelques jours ,il s'active avec obstination .Renforcer les diguettes,labourer,irriguer,niveler ,semer . Et veiller à ce que la semence lève. Le temps du Têt viendra bientôt et l'on n'aura alors rien d'autre à faire qu'aimer,boire et manger . Il me reste à peindre .
| Encre,pigments,crayons de couleur sur papier "do" (Viêtnam) . 58 x 105 . |
mardi 7 décembre 2010
L'odeur de la terre
Je me suis approché .Le tracteur peinait bruyamment dans la rizière .Les socs s'enfonçaient dans un gargouillement de vase . Un sillon noir luisant laissé dans son passage dégage une lourde odeur de bourbe . Comme un échiquier , chaque parcelle se découpe en nuances de noir .
vendredi 26 novembre 2010
Immobilité apparente.
Ne rien faire . Laisser à la nature le temps de travailler.Il semblerait en cette saison que les hommes ont pris ce parti.Les abondantes précipitations ont transformé les rizières en étang boueux. Le soleil est revenu .L'eau est restée.
Faisant le bonheur des buffles qui viennent y paître et se vautrer ,toujours accompagnés des aigrettes blanches. De temps à autre, un paysan vient pour nettoyer les abords ,remonter la terre sur les diguettes ... Préparatifs des labours d'hiver. Immobilité apparente .
dimanche 21 novembre 2010
Traces
Notre génie des eaux serait-il calmé ? Sa colère épuisée s'en est retourné bouder dans les nuages lointains.
Sans manquer de laisser ci et là quelques traces de ses oeuvres .Dont personne ne semble s'inquiéter . Bien au contraire, ce déluge a nourri la rizière .Bientôt viendra le moment d'ateler le buffle pour labourer la terre nourricière . Ainsi coulent les saisons
vendredi 19 novembre 2010
Pêcheur de rizière
encre de Chine, craie graphite sur papier "do" (Viêt Nam) . 20x30 . Savez-vous pêcher dans une rizière?Les pluies abondantes,les débordements sont des manifestations des génies.Et ce depuis des millénaires.A quoi bon s'en tourmenter ? La sagesse veut qu'on y trouve son avantage.Les rizières inondées abritent dans leurs fonds vaseux des petits poissons .Ce matin,j'allais observer quelques pêcheurs installés sur la diguette .Une longue perche en bambou,un fil de nylon roulé sur une bobine tenue à la main.L'appât tombe hasardeusement à la surface miroitante d'une flaque.Un rond dans l'eau. Geste répété inlassablement,patiemment. Je ne sais ce qui dans cette familière et simple activité me rappelait cette insensé occupation consistant à vouloir extraire de la surface immobile de la feuille blanche la trace insaisissable d'un souvenir.
lundi 15 novembre 2010
Un musicien que j'ai connu .
encre de Chine,craie graphite sur papier "dzo" (Viet Nam ) . 20 x 30 . http://www.youtube.com/watch?v=mXuzLRVi6qk
J'ai connu un musicien qui curieusement était un musicien qui ne jouait pas de musique.Il avait joué dans une époque que je ne pouvais pas connaitre car c'était avant.C'était une époque où il était musicien et qu'il jouait de la musique .Il ne savait presque faire que ça d'ailleurs. Et puis, il y a du avoir un jour ou quelque chose .Une corde au violon qui se brise ça doit faire un bruit à rendre sourd .Comme un coup .Ou un doute. Après, il jouait plus . Il avait tellement joué pour les autres que plutôt qu'être un gacheur il a posé son instrument et ne l'a plus touché . Il a préféré comme on dit aller cultiver son jardin. Avec le même souci de bien faire son travail de jardinier il allignait ses rangées de légumes,respectait la terre avec amour et la nourrissait de ses mains.Ses mains qui avait été celles d'un musicien.
lundi 8 novembre 2010
Encres ( petit format )


encre de Chine sur papier "do" ( 20x 30 )De temps en temps
Les nuages accordent une trève
Pour traverser le chemin .
vendredi 5 novembre 2010
Chronique d'une rizière :le génie des eaux .
encre de chine,pigments,craies graphite sur papier "do" ( 42 x 65 ) Il pleut.Depuis combien de jours ?Je n'arrive pas à compter.Depuis une éternité.Inquiet.
J'observe,je traque les prédictions météorologiques à l'horizon des nuages.
Il pleut.La rizière inondée a des allures de lagune où les buffles seraient les vaisseaux.
Quelle quantité d'eau un nuage peut-il contenir?
Quelle quantité d'eau la terre peut-elle absorber?
Une légende raconte qu'un génie des eaux revient chaque année se quereller avec un génie des montagnes.Ancienne rivalité pour les beaux yeux d'une princesse annamite.
Et si ,par malheur,le génie aqueux venait à vaincre son rival agraire ? Oiseaux de mauvais augures ... Sans compter l'alliance rassurante des hommes avec le génie montagnard.
Ils ont la sagesse de laisser un temps au génie hydrique de pisser tout son soûl.Le génie des hommes est plus grand qui les fait avec patience rebâtir digues et ponts .




