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samedi 26 janvier 2013
Nuages d'encre ... encore ...
Pas de mistral ici, le soleil se prélasse pas pressé d'aller au boulot et laisse faire le génie des eaux qui baigne la terre ! Dans les rizières, les femmes travaillent au repiquage des jeunes pousses.
( encre sur papier "do", 35X50)
mercredi 18 mai 2011
Chronique d'une rizière . Moisson
La rizière a perdu son beau tapis jaune orangé.
Attraction paysanne, la moissonneuse mécanisée et chenillée a vite fait de coucher les épis en vagues parallèles. Mais quelques femmes moissonnent encore à la serpette. J'ai envie de croire qu'elles y trouvent l'avantage de pouvoir bavarder tout en travaillant. C'est peut-être aussi ce que pense les buffles de mon voisin qui ont l'aubaine d'un festin d'épis fraichement coupés. Les glaneuses n'ont pas l'intention de laisser se perdre les grains oubliés par l'engin motorisé.
Seuls, les imperméables épouvantails sur leur piquet se trouvent inutiles dans cette marée d'épis .
Campagne noyée dans les nuages de fumée des chaumes qu'on brûle. Mobylette chargée de trois sacs de paddy . On fait les comptes . Cette saison , il a beaucoup plu. Une rizière de 500 m2 ne donnera guère que 300 kilos de paddy , au mieux 350 ... Deux millions de dongs . Cinq mois de travail .
Attraction paysanne, la moissonneuse mécanisée et chenillée a vite fait de coucher les épis en vagues parallèles. Mais quelques femmes moissonnent encore à la serpette. J'ai envie de croire qu'elles y trouvent l'avantage de pouvoir bavarder tout en travaillant. C'est peut-être aussi ce que pense les buffles de mon voisin qui ont l'aubaine d'un festin d'épis fraichement coupés. Les glaneuses n'ont pas l'intention de laisser se perdre les grains oubliés par l'engin motorisé.
Seuls, les imperméables épouvantails sur leur piquet se trouvent inutiles dans cette marée d'épis .
Campagne noyée dans les nuages de fumée des chaumes qu'on brûle. Mobylette chargée de trois sacs de paddy . On fait les comptes . Cette saison , il a beaucoup plu. Une rizière de 500 m2 ne donnera guère que 300 kilos de paddy , au mieux 350 ... Deux millions de dongs . Cinq mois de travail .
vendredi 28 janvier 2011
Chronique d'une rizière : une semaine sans génie .
encre de Chine,pigments et crayons sur papier "do" ( 60 x 105 )
Voilà. Rien ne se passe . Depuis que "ông Tao" ,le génie du foyer, nous a quittés pour aller faire son rapport annuel à l'Empereur de Jade plus rien ne se passe.En tout cas,plus d'activité dans notre rizière .Désertée par les femmes qui doivent s'activer sur le marché et dans leur cuisine.Elles ont repiqué les jeunes pousses laissant un magnifique tapis vert tendre que même les aigrettes n'osent piétiner. La rizière et les hommes marquent un temps de pause après douze lunes d'activité. Chacun se prépare à accueillir la nouvelle année en goûtant dans la joie ce temps de repos.
Voilà. Rien ne se passe . Depuis que "ông Tao" ,le génie du foyer, nous a quittés pour aller faire son rapport annuel à l'Empereur de Jade plus rien ne se passe.En tout cas,plus d'activité dans notre rizière .Désertée par les femmes qui doivent s'activer sur le marché et dans leur cuisine.Elles ont repiqué les jeunes pousses laissant un magnifique tapis vert tendre que même les aigrettes n'osent piétiner. La rizière et les hommes marquent un temps de pause après douze lunes d'activité. Chacun se prépare à accueillir la nouvelle année en goûtant dans la joie ce temps de repos.
dimanche 16 janvier 2011
Chronique d'une rizière .Court instant de repos .
Elles sont encore aujourd'hui dans la rizière .Il pleut encore.Petit crachin froid venu des terres du Nord.Encore le même travail ,dos courbé à récolter les jeunes pousses .Un moment,elles sont accroupies sur la diguette.Deux boules d'imperméable transparent jaune et bleu sous un chapeau de paille conique.Du panier rouge elles ont tiré une patate douce qu'elles partagent. Un gobelet de thé vert. Les aigrettes ont investi de leurs ailes blanches la rizière voisine qu'un épouvantail de plastique peine à défendre . Temps d'hiver qui semble s'arrèter.
vendredi 5 novembre 2010
Chronique d'une rizière :le génie des eaux .
encre de chine,pigments,craies graphite sur papier "do" ( 42 x 65 ) Il pleut.Depuis combien de jours ?Je n'arrive pas à compter.Depuis une éternité.Inquiet.
J'observe,je traque les prédictions météorologiques à l'horizon des nuages.
Il pleut.La rizière inondée a des allures de lagune où les buffles seraient les vaisseaux.
Quelle quantité d'eau un nuage peut-il contenir?
Quelle quantité d'eau la terre peut-elle absorber?
Une légende raconte qu'un génie des eaux revient chaque année se quereller avec un génie des montagnes.Ancienne rivalité pour les beaux yeux d'une princesse annamite.
Et si ,par malheur,le génie aqueux venait à vaincre son rival agraire ? Oiseaux de mauvais augures ... Sans compter l'alliance rassurante des hommes avec le génie montagnard.
Ils ont la sagesse de laisser un temps au génie hydrique de pisser tout son soûl.Le génie des hommes est plus grand qui les fait avec patience rebâtir digues et ponts .
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