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mercredi 18 novembre 2020

Pas de réponse

 

Il n’y a pas de réponse

Pas de vocabulaire

Pas de grammaire

Pas de ceci ou de cela

Tu es là devant tes émotions

Et tu interroges cette image

De toi que tu ne connais pas



encre sur papier xuan ( 35x41)



jeudi 13 octobre 2011

Quelque chose qui est presque rien

                                            encre et broux de noix, indigo sur "giây dzo " ( 20 x 30 )

Je dormais. Nuit de pleine lune . Par l'entrebâillement d'un rideau, un pale rayon de lune est venu se poser sur le lit. Je me suis réveillé, je sentais qu'il était presque l'heure à laquelle j'ai l'habitude de me réveiller. Mais je ne bougeais pas. Les coqs ont chanté puis j'ai entendu une moto qu'on démarrait. Des chiens l'ont accompagnée un moment. Le village s'éveillait et les activités quotidiennes reprenaient. Immuablement, à cinq heures, la musique  a annoncé les informations diffusées sur les hauts-parleurs. Je savais par expérience ce que je pourrais voir et rencontrer si je décidais de sortir. Mais je ne bougeais pas. Je savais les femmes à vélo avec leurs bidons de "nuoc mam", les paniers de poissons, la marchande de soupe au carrefour et le vieux sur son vélo qui vend le pain, les écoliers en pantalon bleu , les filles fines en "ao dai" blanc. Je savais ces gens. Je ne bougeais pas et je pensais à notre fille qui aujourd'hui a 21 ans.

vendredi 19 juin 2009

Au coeur de la vie


Le matin,je tire le rideau sur un coin de ciel gris ou bleuté et je me dis que cette journée va être belle car nous apportant une nouvelle raison d'aimer.Parfois,je me donne l'envie d'aller faire un tour sur la plage ou une plus longue balade dans la campagne voisine,selon mon humeur. Je m'imprègne de l'air,de la lumière qui baigne notre chemin . Au gré du hasard,il y a parfois des rencontres. On n'en sort jamais totalement indifférent.Un échange,un mot,une image,une émtion dont je voudrais garder la trace fugitive,ne pas oublier.

Alors,je peints.

Seul,devant la table où je travaille,mon regard se porte vers ces images saisies,ces émotions gravées en moi.Il m'a toujours semblé que le moyen le plus conforme à ce que je voulais exprimer résidait dans la peinture.Je suis parfois surpris lorsqu'un inconnu regardant une image que j'ai créée y retrouve un reflet de sa propre expérience.Un paysage que lui seul de nous deux connaît et dont il retrouve là un écho.

Des herbes couchées par le vent,un bouquet de bambous près de la mare,un large fleuve sur les rives duquel les hommes cultivent les rizières,un village ...

L'objet de la peinture ne serait-il que là,dans ce moment où je donne à voir une image-miroir,j'y puiserai motif à poursuivre inlassablement cette marche.Une marche au dedans et au dehors de moi,au coeur de la vie.