Papier du Laos ( 21x 27) . Brou de noix, indigo, encre de Chine
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jeudi 13 décembre 2012
samedi 17 décembre 2011
Haïku
encre,brou de noix,indigo et crayons sur papier "giây do (20X30) .
Petit format, comme ces petits textes si délicieux appelés "haïkus" ...
J'aurais pu écrire :
" Les deux pieds dans la boue
Elle arrache les herbes folles
Sous son imperméable jaune. "
Petit format, comme ces petits textes si délicieux appelés "haïkus" ...
J'aurais pu écrire :
" Les deux pieds dans la boue
Elle arrache les herbes folles
Sous son imperméable jaune. "
jeudi 3 novembre 2011
Ce manque
brou de noix,encre,indigo . Papier "giây do" (20x30)
Sur cette terre inondée par la pluie
balayée par le vent brûlée de soleil
nous vivons avec ce manque .
Sur cette terre inondée par la pluie
balayée par le vent brûlée de soleil
nous vivons avec ce manque .
mardi 18 octobre 2011
Laisser venir .
Il pleut dru. Parfois en gouttes serrées, fines, silencieuses , ininterrompues. Parfois, en gouttes larges, lourdes, chargées d'eau qui s'écrasent bruyamment transformant en un instant la terre en un torrent boueux. Sous le ciel gris laiteux, le miroir étale des rizières inondées n'est habité que par une horde de canards blancs. A l'horizon, tout se confond dans un écran d'indigo. Saison de mousson. Saison des pluies, bienfait du ciel. Attendre, laisser venir des jours de couleur.
samedi 30 juillet 2011
Futilités
encre,brou de noix,indigo sur papier "do" ( 20 x 30 ) .
Le village revenu . Eloigné un temps devenu comme une vacance habituelle. Puis le retour. Retrouver ce qu'on a laissé ,une maison, un jardin à rafraichir, des amis à saluer. Reprendre des habitudes. Un réveil avec les premières lueurs du jour. Musique criarde et vociférations nasillardes du haut-parleur. Aller courir. Le parcours habituel, les femmes à vélo où vont-elles si tôt, les hommes au café, la marchande de soupe et les cinq vieilles avec leur bâton qui viennent faire leurs exercices . Jardiner, enlever les mauvaises herbes, tailler, retourner un coin de terre. Rizière , rien ne se passe . Le riz pousse ,on arrose , on surveille de loin en loin. Soleil et chaleur étouffante de juillet , incitation au rien faire. Y compris ne pas peindre, à quoi bon. Jusqu'à recevoir un signe lointain venu d'un ami américain. Un poème , " Futility" . Qui se finit ainsi : " And the wind never ceases to blow" . Le vent ne s'arrète jamais.
Le village revenu . Eloigné un temps devenu comme une vacance habituelle. Puis le retour. Retrouver ce qu'on a laissé ,une maison, un jardin à rafraichir, des amis à saluer. Reprendre des habitudes. Un réveil avec les premières lueurs du jour. Musique criarde et vociférations nasillardes du haut-parleur. Aller courir. Le parcours habituel, les femmes à vélo où vont-elles si tôt, les hommes au café, la marchande de soupe et les cinq vieilles avec leur bâton qui viennent faire leurs exercices . Jardiner, enlever les mauvaises herbes, tailler, retourner un coin de terre. Rizière , rien ne se passe . Le riz pousse ,on arrose , on surveille de loin en loin. Soleil et chaleur étouffante de juillet , incitation au rien faire. Y compris ne pas peindre, à quoi bon. Jusqu'à recevoir un signe lointain venu d'un ami américain. Un poème , " Futility" . Qui se finit ainsi : " And the wind never ceases to blow" . Le vent ne s'arrète jamais.
dimanche 10 avril 2011
Paysages à l'estime
brou de noix,encre de Chine et pigment indigo sur papier "do" (60 x 60 )
Paysages à l estime
Pour la plupart d’entre nous, peindre serait l ‘expression du voir, mais voir suppose que nous sommes à bonne distance du monde, cette distance qui nous sépare de ce qui nous façonne.
Qu’en est il des propositions de Jean Cabane?
Si les prises paysagères de Jean Cabane nous englobent totalement, c’est parce qu‘elles déroulent des paysages à la manière des cartes du tendre du 17ème siècle, ces cartes qui nous offraient une géographie affective et affectée du monde.
C’est aussi parce qu’elles parlent de l éprouvé des choses, les qualifient et non pas du prouvé !
Et lorsque l’on regarde ces étendues de vies, tous les éléments structurent l ‘usage d ‘un monde qui ne nous exclue pas ! Elles nous rappellent plutôt que nous sommes partie intégrante de ce que nous voyons tout en pointant notre interprétation à la croisée des horizons.
Sorte de mémoire en nuage, qui donne aux spectateurs l’assurance d’être situé et de pouvoir nommer, reconnaître, jamais hors de son propos.
C est pour cela que les peintures de Jean parlent de lui, de la sensibilité d’un homme, né des garrigues et des couleurs du Gard en France, mais dont la vie a été faite de promesses de lumière, de rencontres et de métissage ! Aujourd’hui et depuis quelques années, Jean habite en poète cette partie du Vietnam où tout est mélange de ciel et de terre et Jean, dans sa capacité à repérer la raison d’être de ces paysages nous implique et nous concerne!
Car elles parlent aussi de nous ses peintures et nous rendent actifs de ce qu’elles nous proposent : une autre expérience du lieu !
Pour faire espace, il faut prendre conscience du triangle qui dessine le monde : le sujet que nous sommes et d’où on regarde, l’environnement qui nous constitue et le ciel qui nous abrite !!
Si les peintures prennent soin du paysages, elles nous invitent aussi à ne pas les parcourir trop hâtivement ; elles nous engagent dans une marche à l ‘estime et à une attention à la proximité comme modalité de passage.
Tout cela nous est offert et c’est alors l’attitude généreuse du peintre qui inaugure magnifiquement l ‘hospitalité du Vietnam.
Florence Morali
Ecole d’ art de Toulon Provence Méditerranée
Mars 2011
lundi 28 mars 2011
Deux amis
encre de Chine, brou de noix et indigo sur papier "do" ( les 2 : 35 x 60 )
Le rythme soutenu de la pluie sur la véranda m'avertit :encore de la pluie. Météo inhabituellement froide et pluvieuse qui prédispose à la morosité . Si ce n'était cette visite de deux vieux messieurs . Deux amis voisins. Ils viennent , pyjama et chapeau feutre, faire une visite , un brin de conversation. Il faudra retailler le frangipanier lorsque les fleurs auront fané , éliminer les tiges des orchidées qui ont perdu les fleurs, mettre un treillis de bambou pour soutenir les plants de courges ... Aurevoir . Merci de votre visite qui a éclairé mon après-midi .
Le rythme soutenu de la pluie sur la véranda m'avertit :encore de la pluie. Météo inhabituellement froide et pluvieuse qui prédispose à la morosité . Si ce n'était cette visite de deux vieux messieurs . Deux amis voisins. Ils viennent , pyjama et chapeau feutre, faire une visite , un brin de conversation. Il faudra retailler le frangipanier lorsque les fleurs auront fané , éliminer les tiges des orchidées qui ont perdu les fleurs, mettre un treillis de bambou pour soutenir les plants de courges ... Aurevoir . Merci de votre visite qui a éclairé mon après-midi .
dimanche 23 janvier 2011
Notes de lecture
encre et brou de noix,pigment indigo sur papier "do" ( 30 x 30 )
Laurent TERZIEFF . Seul avec tous . ( éditions Presse de la renaissance)
" étrange" : Qu'y a-t-il de plus étrange que la réalité ordinaire, la chambre que vous habitez, la rue que vous descendez, le passant que vous croisez, l'heure que vous traversez ? ...
" ignorance" : Il faut toujours partir de l'ignorance. Le principe d'ignorance est fondamental parce qu'on vit toujours à court terme, avec les moyens du bord.... La condition humaine ,c'est de choisir dans l'ignorance, et c'est d'ailleurs ce qui rend possible les valeurs morales.
" poésie" : La poésie commence avec l'ouverture à l'inconnu, le sentiment de l'étrangeté du monde, un élargissement de la conscience, mais en dehors de la morale et de la rationalité . ... Un monde arraché à l'invisible. "
Laurent TERZIEFF . Seul avec tous . ( éditions Presse de la renaissance)
" étrange" : Qu'y a-t-il de plus étrange que la réalité ordinaire, la chambre que vous habitez, la rue que vous descendez, le passant que vous croisez, l'heure que vous traversez ? ...
" ignorance" : Il faut toujours partir de l'ignorance. Le principe d'ignorance est fondamental parce qu'on vit toujours à court terme, avec les moyens du bord.... La condition humaine ,c'est de choisir dans l'ignorance, et c'est d'ailleurs ce qui rend possible les valeurs morales.
" poésie" : La poésie commence avec l'ouverture à l'inconnu, le sentiment de l'étrangeté du monde, un élargissement de la conscience, mais en dehors de la morale et de la rationalité . ... Un monde arraché à l'invisible. "
vendredi 26 mars 2010
Je m'étais éloigné
lundi 1 mars 2010
ARBRE ( 2 )
jeudi 11 février 2010
vendredi 29 janvier 2010
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