dimanche 26 novembre 2017
mercredi 8 novembre 2017
jeudi 2 novembre 2017
samedi 8 juillet 2017
dimanche 18 juin 2017
Une longue saison des pluies
.... Je me lance dans l'aventure !!!
Vous avez peut-être lu et suivi quelques courts textes
que j'ai écrits ici sur ce blog.
J'ai souhaité rassembler ces textes et des encres réalisées tout au long
de la même saison dans
un petit livre intitulé " Une longue saison des
pluies" (Chronique du temps qui va du temps qui vient). Mon fils Julien a
mis toutes ses compétences de graphiste à la mise en page.
Aujourd'hui, le livre est enfin prêt à partir à
l'imprimerie. Pour mener à bien cette aventure et commencer à diffuser mon
livre, j'ai édité un projet de financement sur la plate-forme ULULE.
En suivant ce lien vous pouvez prendre connaissance de ce
projet et y apporter éventuellement votre soutien participatif. Je me permets
de souligner la nécessité d'avoir rapidement des retours positifs pour assurer
le bon succès du projet. Je vous en remercie d'avance.
Le lien, c'est ici : https://fr.ulule.com/pluies-ch ronique/
jeudi 1 juin 2017
mardi 30 mai 2017
Le Vietnam dans un bol de riz
« Ăn cơm ».
Au Vietnam, pour s’enquérir de savoir si vous avez mangé, on vous demandera
« ăn cơm chưa ? »
qu’on peut traduire par « est-ce que tu as mangé du
riz ? » comme s’il était inconcevable qu’un repas ne soit pas
constitué avant tout de riz.
J’aime penser que
les vietnamiens sont à l’image du riz qui constitue la base essentielle et
quotidienne de leur alimentation. Il existe différents mots pour désigner le
riz selon le stade où il se trouve depuis les jeunes pousses vert tendre jusqu’au
riz cuit consommé en passant par le riz dans l’épi que l’on moissonne, celui
qui sèche au soleil ou encore le riz vendu sur le marché.
En France le riz
ne doit pas coller, les grains doivent bien se détacher les uns des autres et
l’on aime l’assaisonner selon différentes recettes. Au Vietnam le riz est servi
par la maîtresse de maison qui tient près d’elle le plat dans lequel elle l’a
fait cuire. Le riz est donc servi dans un bol et mangé avec des baguettes. Les
grains doivent être bien agglutinés les uns aux autres.
Les vietnamiens comme les grains de riz dans leur bol se trouvent comme
agglutinés les uns aux autres. C’est certainement ce qui en a fait la force
lorsqu’il s’est s’agi de lutter contre des puissances militaires réputées bien
supérieures. Objet usuel, le bol est
simple, sans fioriture, fait le plus souvent de faïence blanche ordinaire qui
rappelle le caractère simple du peuple vietnamien dont le mode de vie est
encore en grande partie lié à l’agriculture. .
lundi 15 mai 2017
Des horizons d'encre
Moissons. Des mois de labeur pour semer, entretenir, veiller. L'eau et le soleil ont travaillé. Les lourds épis dorés annonçaient une belle récolte. La machine est venue. Hommes et femmes s'activaient pour charger dans de lourds sacs de toile le précieux grain. Sur la route le grain est étalé, séché, vanné ... Dans la rizière le chaume sèche au soleil de mai. Mis en tas et en bottes, il servira de litière aux buffles et aux vaches. Ce qui reste est brûlé. On voit sur la plaine s'élever des brasiers et une épaisse fumée âcre qu'emporte la brise ne laissant que de vastes champs noircis et des horizons d'encre.
encre de Chine sur "giây do" ( 32x42)
encre de Chine sur "giây do" ( 32x42)
samedi 11 mars 2017
Rescapés
Cette
longue saison des pluies est bien finie. Nous tournons le dos à ces longues
journées pluvieuses au cours de laquelle nous avons tant pesté, déprimé, perdu
espoir. Un autre printemps s’annonce lumineux et doux.
Nous sommes
comme des rescapés. Nous avons traversé les pires épreuves. Chacun vit à un moment ou un autre et pour des
causes diverses ces épreuves que la vie peut nous infliger. Nous avons des
blessures dont les cicatrices seront longtemps sensibles. Nous y perdons des êtres aimés. Nous pensons ne pas avoir la force d’en
sortir. Alors nous fermons les portes, nous érigeons d’illusoires digues sensées nous mettre à l’abri des flux
envahissant. Pourtant nous devons garder espoir, rester debout car il suffit
parfois qu’un passant, une passante fasse un signe en apparence insignifiant,
prononce un simple mot qui va résonner d’une certaine façon pour que soudain on
sente au plus profond de soi une source de chaleur qui nous donne la force de
reprendre le chemin sur lequel nous n’avions qu’un moment trébuché. Car après tout nous demeurons là face à la vie.
11 mars
2017
Lavis sur Arches (38,5 x 56)
jeudi 9 mars 2017
Promesse
Vous voyez
cette jeune femme. Presque encore une enfant et déjà une promesse d’autre
chose, de plus grand, de plus à maturité. Pas même les jeunes pousses dans les
rizières, ni les vagues sur la plage, ni les montagnes bleues et le soleil se
levant sur la mer, ni le chant des oiseaux ou le vol des aigrettes, rien ne
pouvait dire ce que cette timide jeune écolière dans son "ao dai" blanc serait.
Rien ne pouvait le dire. Elle seule savait et elle a tracé son chemin tout
droit avec la confiance transmise de génération en génération de femmes, de
mère à fille. Elle trace une route qui veut courir le monde car le monde est
beau. Comme elle, ma fille.
8 mars 2017
(Journée internationale pour les droits des femmes)
Lavis sur Arches (56x76)
samedi 4 mars 2017
Au réveil
Était-ce une fleur ? On
dirait que ça bourdonne.
Était-ce la pluie ? On
dirait que ça clapote sur la véranda.
Cela vous prend à minuit et
vous quitte au réveil. Avant le plein jour. Juste à l’heure de la première
clarté.
Était-ce un nuage ou juste
une brume comme une annonce de printemps ?
Ce n’était qu’une saison des
pluies. Et des nuages grossiers.
Ce n’étaient que des mots.
Et des journées grises.
Les jours qui passent ne
nous appartiennent plus. Ils ont laissé leur trace que rien ne peut effacer. Et
des mots pour se souvenir.
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